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Le 27 mars 2007 Certains OGEC ont imaginé de faire payer un
loyer à des directeurs qui disposaient d'un logement de fonction
antérieurement à la dénonciation de la convention collective. La réponse
à ce projet est claire et figure déjà dans le code du travail. Il est
évident que le MEDEF, dans le secteur privé de l'entreprise milite
contre les avantages acquis par les personnels mais la procédure est
simple:
Les gestionnaires ne peuvent revenir sur ce point sauf à décider du
licenciement "abusif" du directeur!
Le maintien des avantages acquis n'est que la juste reconnaissance des
années passées dans la fonction de direction et correspond à la juste
application des lois sociales. La première réunion de la commission de
suivi du statut a reconnu ce point.
"Un avantage individuel acquis au sens de l'article L.132-8 du Code du
travail est celui qui, au jour de la dénonciation de la convention ou de
l'accord collectif, procurait au salarié une rémunération ou un droit
dont il bénéficiait à titre personnel (cass soc, 27 oct 1998,
n°96-480.881,19mars 1997, n°94-41.984, 23 mai 2006, n°04-42.779). "
C'est bien dans ce cadre que l'ancienneté, le « mérite " et le logement
ont été attribués individuellement.
Les SNEC-CFTC est ferme sur cette question.
Il est abusif que de vouloir faire payer un "loyer" au directeur logé
"gratuitement". Sans doute est-ce là une réminiscence de l'époque
féodale où les cerfs devaient payer pour accéder au travail! Le logement
dans un établissement est plus assimilé à une fonction de conciergerie,
de garde et de responsabilités qu'à "une faveur" octroyée par un
président d'OGEC à son vassal. Nous ne lisons dans aucun article de la
convention collective ou du statut que la conciergerie fait partie des
fonctions du directeur. Par conséquent, le fait d'être logé sur place
représente une "mission" supplémentaire et se doit d'être reconnue comme
telle.
Il est urgent, dans le cas de ces diocèses et des commissions de saisir
le DDEC et de ramener tout le monde à l'application des règles des lois
du travail. Ils doivent reconnaître l'avantage acquis individuellement
et le poursuivre.
C'est sur les textes du code du travail et des jugements déjà appliqués
qu'il faut s'appuyer.
(Voir ci dessous notre panneau syndical d'octobre 2006...)
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