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Edito Avec émoi, tandis que je rédige cet éditorial, j’entends
sonner le carillon de mon enfance et je me surprends à regarder par la
fenêtre de mon bureau. Cet édifice, je suis heureux et fier de vous le présenter dans les pages qui vont suivre. Vous l’avez compris: l’essentiel est dans les classes, dans la vie quotidienne. Il est invisible pour les yeux et mérite qu’on s’y attarde plus qu’une rumeur. Je souhaite que vous sentiez, au travers des articles, le vécu des élèves dans leur école et, pour certains d’entre vous, de votre ancienne école. C’est ainsi, d’ailleurs que je retrouve parfois quelques années plus tard des familles qui, après avoir emprunté la route de St Charles pendant plus d’une décennie reviennent. Alors l’histoire recommence avec des liens dont l’aventure n’a rien altéré. Seules les générations ont changé : l’élève est papa ou maman, le père : papi ou la mère : mamie et le fils : petit fils ou la fille : petite fille. Je retrouve toujours dans ce cas, la vérité éducative que je me suis fixée : aider du plus profond de moi tout élève à grandir chaque jour dans sa personnalité. Faire en sorte que jamais l’enfant qui entre, ne sorte blessé dans son cœur ( ce qui n’évite pas toujours les « bobos » ou les blessures physiques lors d’une chute). Je l’ai dit et me plais à le répéter : il n’est de plus grand plaisir pour un éducateur que de se retrouver face à face avec l’adulte de ce jour. La vérité est dans ce regard profond qui transperce l’être dans la sincérité du dialogue de la vie. Comme moi , entrez donc maintenant dans le cœur de nos classes, laissez vous guider par cette route dont la phare restera pour longtemps encore le rayonnement de nos anciens qui nous ont tant appris. Régis Vincent. Le 21 Mai 2002.
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