DECLARATION PREALABLE DU SNEC CFTC LORS DE LA CPN DU 9 DECEMBRE 2004

Après avoir consulté ses mandants, le SNEC-CFTC souhaite, préalablement à cette commission paritaire, faire les observations suivantes :

            Parmi les chefs d’établissement du premier degré, on peut distinguer deux catégories :

§         Ceux qui sont de passage dans la fonction (sortants CFP, nouveaux intégrés dans le diocèse, adjoints rendant momentanément service à l’Institution…).
Concernant les sortants de CFP, le
SNEC CFTC s’indigne que l’on expose ainsi humainement et juridiquement de jeunes professeurs des écoles qui, s’ils ont été préparés comme enseignants, n’ont qu’une vague idée de la direction d’un établissement. Ils doivent appréhender trois « situations » à la compatibilité difficile :

o        En premier, ils ont à construire leur vie de famille (une valeur fondamentale de la CFTC) qui est à ses débuts…

o        Ils doivent assurer leur propre classe avec tout ce que cela comporte en début de carrière.

o       Ils doivent diriger leur établissement qui, bien souvent n’est pas un établissement dans une situation facile…

§         Ceux qui durent dans la fonction.  

Dans cette catégorie de chefs d’établissements, il y a des anciens qui se trouvent démolis psychologiquement par des directions diocésaines qui n’hésitent pas à les déstabiliser. L’ancienneté paraît devenir source de conflits, au lieu d’être une force de proposition de nature à aider au développement de l’école catholique. (L’un d’entre nous s’est vu rétorquer par son directeur diocésain que de toute manière s’il quittait sa fonction, il serait nommé à l’autre bout du diocèse).

 Des chefs d’établissement ont subi des pressions fortes, avec des rappels à l’ordre car ils étaient en grève administrative, avec la rétention de l’enquête 19. C’est là un non respect du droit de grève, donc du droit syndical lui-même.  

Il y a ceux qui poursuivent leur mission, espérant trouver encore la force de suivre un chemin qu’ils ont tracé avec volonté, caractère et enthousiasme. Ils gardent confiance en eux, dans leur équipe et dans les valeurs humaines.       

Pour ces deux catégories, la notion de carrière n’est pas présente dans les mentalités.

          La première revendication des chefs d’établissement en place est que l’Institution ou l’Autorité Académique leur donne les moyens d’exercer leur mission

§         Décharge de service pour tous quel que soit le nombre de classes de l’établissement.

§         Attribution de moyens administratifs :

·        Heures de secrétariat

·        Equipement bureautique

·        Formation (animation, comptabilité, pastorale, culture Enseignement Catholique)

          Tous les chefs d’établissement reconnaissent que leur rémunération est honteusement insuffisante si on la compare à celle de leurs collègues du second degré :

 

Indice initial d’enseignant

+ 140 points

+ 40 points une fois leur formation validée

+ 80 à 280 points en fonction du nombre d’élèves

+ 10 à 50 points tous les trois ans

+ des points en fonction des délégations et des missions spécifiques

 

Si l’Institution souhaite fidéliser les chefs d’établissement dans leur fonction, il est impératif que l’ancienneté soit prise en compte et reconnue financièrement.

            La base actuelle du calcul de la rémunération des chefs d’établissement est à la fois obsolète et injuste. Le nombre de classes ne doit pas être l’unique critère car la responsabilité, et non la charge de travail, est la même pour tous les établissements (que ce soit pour un établissement d'une ou de 40 classes: il suffit d'un seul évènement pour faire basculer la vie d'un directeur dans le cauchemar ... ça n'arrive pas qu'aux autres).

Depuis de nombreuses années, les chefs d’établissement du premier degré, lors des commissions paritaires diocésaines ou régionales, obtiennent principalement de la reconnaissance. C’est bien et surtout peu coûteux…

Il semble important d’innover et de réussir à dégager des moyens nouveaux pour qu’enfin cette reconnaissance se traduise dans les faits.

Les chefs d’établissement sont dans l’attente, voire en cette période de Noël, dans l’espérance.

Collectivement, ne les décevons pas.

Régis VINCENT et Christian PADELLEC

Représentants du SNEC-CFTC à la CPN des chefs d’établissement

 

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