Editorial

 

            Le SNEC-CFTC dédie ce journal à toutes les directrices, tous les directeurs d’écoles privées catholiques, institutrices et instituteurs qui se sont succédés dans les instances nationales du syndicalisme. Leur volonté de faire reconnaître les valeurs de la CFTC au sein d’une branche toute frêle alors même que les décharges de direction n’étaient pas envisageables a entretenu la force de vie qui est celle dont nos jeunes ont un réel besoin.

 

            Dans les pages de ce journal, vous trouverez les dernières avancées concernant la rémunération des chefs d’établissements du premier degré. C’est un artifice de langage dont la banalité aurait fait sourire plus d’un artisan de l’école libre de 1984. Et pourtant, le métier s’est progressivement dessiné pour devenir une fonction à part entière. Cette fonction revêt une telle importance que les directions diocésaines ont cherché ces dernières années à « reprendre la main » sur les personnes en place. La perception en est très nette dans quelques diocèses. Les directeurs SNEC n’ont pas hésité à se lancer, après « le cri du directeur » du 4 février 2003 *, et la déclaration du 9 décembre 2004 *, dans un travail étroit sur le premier degré. En mars 2005, le secrétariat général de l’enseignement catholique nous avait signifié qu’il ne siégerait plus à la CPN sur les travaux concernant la grille de notre rémunération… La page se tourne maintenant sur ce point et l’horizon d’une mise en place de la nouvelle grille négociée par tous les partenaires pour septembre 2006 apporte un éclairage favorable à la vie des écoles, à la prise de responsabilités pour ceux qui seront tentés par cette voie de la gestion humaine.

 

            Vous découvrirez également un point important que nous avions relevé dans le supplément au numéro 291 : le forfait communal pour les élèves scolarisés en dehors de la commune d’implantation. Si le texte de base et la circulaire d’application paraissent clairs à un profane, il n’est pas de même pour les juristes. Les travaux sont en cours sur le sujet et l’application pratique du forfait pour tous se fera encore attendre. Là aussi, le SNEC-CFTC propose ses travaux et n’hésitera pas à seconder les associations gestionnaires dans leurs actions près des communes.

 

            Dans l’éditorial du journal de rentrée, nous avions lancé un appel à prendre des responsabilités au sein du SNEC. Les réponses ne sont pas venues mais l’engagement est pris : vous serez représentés (au conseil national, au bureau national) et nous travaillerons ensemble dans la suite des actions à mettre en œuvre autour de notre corps. Les travaux pressent. Le secrétariat général, poussé par le « patronat * » veut abandonner la convention collective qui règle de façon paritaire notre profession. Forts de nos convictions, nous ne pouvons accepter cette disparition programmée. Les forces vives de la CFTC veillent à entretenir le paritarisme social qui est le poumon de toute société organisée dans la démocratie et non dans un enjeu calqué sur une modélisation de profit capitaliste. Il nous faudra évoluer au sein de groupes de travaux sur l’emploi, la formation, les orientations. Alors, n’hésitez pas : unissez vos forces, vos idées. Diffusez notre message autour de vous. Répondez aux sollicitations des présidents départementaux. Ensemble, nous pouvons être porteurs d’un avenir ambitieux aux contours optimistes et éclairés.

 

Régis Vincent le 28 mars 2006

* certains spécifiques sont fiers de leur appartenance à ce clan et nous ne leur reconnaissons plus le droit de se prévaloir du syndicalisme fondamental

 

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