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Editorial de septembre 2005
L’année qui se termine a été riche en rebondissements et les directeurs aux premières loges pour prendre les premiers coups de multiples incertitudes entretenues par un secrétariat général avide de travailler en direct avec le gouvernement, allant même jusqu’à « oublier » l’existence de partenaires sociaux.
Quand il a fallu à ce même secrétariat général « dévoiler » ce qui s’était préparé dans les coulisses de la politique, notre président national a même été tenu au secret… Est-ce là un exemple de la transparence que nous, directeurs du premier degré nous mettons en place dans nos écoles ? Sans doute les syndicats « employeurs » ont-ils compris ce jeu de dupes. Ils ont cru pendant un temps qu’il leur était possible de détruire la flamme qui veille depuis longtemps au SNEC-CFTC.
L’un d’entre eux a cru nous abuser en divulguant un tract national où les directeurs grévistes réclamant le droit à l’égalité de traitement étaient soupçonnés de vouloir détruire tout ce bel ouvrage mis en place dans l’obscurantisme. Non, nous ne sommes ni des partenaires déloyaux, ni des partenaires suicidaires. Nous sommes simplement lucides concernant les difficultés quotidiennes dans lesquelles chaque directeur se trouve confronté. Faut-il être un patron dictateur qui gère une entreprise « rentable » ou faut-il simplement rappeler à tous qu’au SNEC-CFTC nos valeurs fondamentales sont le respect de l’homme, le respect des valeurs familiales.
Le directeur est celui qui se met au service de son équipe et qui va tout mettre en œuvre pour donner à chacun les moyens de travailler, d’écouter et de progresser. Un directeur SNEC est celui qui croit en chaque homme et qui l’aide au mieux de ses talents, de ses compétences. C’est pourquoi il nous faut veiller à ce que tous nos collègues nous rejoignent et qu’ensemble nous puissions partager la responsabilité d’un soleil réparateur de tant d’années de l’exploitation du don de soi auquel beaucoup de nos prédécesseurs ont voué jusqu’à leur vie. N’oublions pas que souvent les laïcs ont pris la suite de communautés religieuses et qu’une seule personne s’est souvent vue destinée à remplacer trois, quatre religieux (si ce n’est plus). Les enfants de ces « cadres » de l’enseignement catholique se font fort de leur rappeler ces périodes fastes de leur jeunesse parfois volée par un idéal trop prenant.
Au congrès de Loctudy, j’ai décidé de ne pas être élu représentant catégoriel. Je crois en effet qu’il nous faut partager les responsabilités et je n’avais ni le temps ni la possibilité de travailler comme je l’entendais au développement du syndicalisme chez les directeurs du premier degré. J’ai souhaité que l’un d’entre nous puisse bénéficier d’une décharge syndicale. Pour que celle-ci soit compatible avec la décharge de direction, il faut donc que ce soit un directeur déchargé partiellement de classe (contrairement à moi). En attendant que cette orientation soit rendue possible par notre bureau national, l’équipe poursuit son travail de fond mais il faut que tous nous prenions notre part à la mise en place définitive du SNEC-CFTC au sein de notre corporation. Aussi, l’appel est lancé : dans chaque académie il faut appeler les autres à nous rejoindre. Ouvrir la porte du syndicalisme SNEC CFTC à un directeur c’est nourrir une plante dont les racines humaines sauront porter très haut le professionnalisme, la fraternité et la volonté de service.
Régis Vincent, le 23 juin 2005 |