Novembre, le mois du directeur … EDITO

            L’actualité brûlante sur tous les fronts, ainsi que la rentrée 2004/2005 nous ont tant préoccupés en tant que chefs d’établissements que beaucoup d’entre nous se sont sentis « bousculés », « chahutés » par le monde de l’enseignement catholique. Aussi ce numéro de notre journal va-t-il essayer de vous éclairer sur les préoccupations du moment :

-          Le rapport Thélot

-          Le relevé de conclusions sur les mesures à caractère sociales pour les maîtres de l’enseignement privé contractuels ou agréés.

-          La loi dite de décentralisation et le calcul du forfait communal.

-          L’accord sur l’emploi.

-          Quelques outils sur l’établissement scolaire et la sécurité 

Je voudrais que nous puissions mettre en place, avec l’aide des délégués académiques et des présidents départementaux un réseau de chefs d’établissements dont l’appartenance au SNEC-CFTC soit un guide précieux. L’une des valeurs fondamentales de la CFTC, le respect de la personne, doit nous unir dans la réalisation de notre fonction. C’est une force que nous avons de nous retrouver avec les enseignants et les salariés des OGEC pour construire l’école de chaque jour, celle où les idées ne suffisent plus. Notre fonction de direction nous place sous les projecteurs de la responsabilité, de la gestion humaine, confrontées régulièrement aux soucis matériels et existentiels du travail quotidien. Il nous faut sortir de la solitude « du chef » et garder confiance dans la valeur éducative de nos multiples fonctions. La parole ouverte, donnée et entendue devient puissante quand elle nous met au service de l’institution sans pour autant nous asservir. J’appelle chaque directrice, chaque directeur à mettre en place une chaîne humaine formée d’hommes et de femmes engagées en responsabilité, se reconnaissant dans le SNEC- CFTC. Faites adhérer les autres directeurs de votre secteur à notre organisation syndicale. Unis dans la même force de vie, nous parviendrons à construire un demain où notre fonction sera reconnue, valorisée par les multiples partenaires avec qui nous travaillons. 

            Comme vous l’avez appris dans le panneau syndical, Monsieur le Ministre rejette notre requête au Conseil d’Etat, mais le SNEC maintient son recours. La défense des services juridiques du ministère repose essentiellement sur l’absence de référence dans l’article L.914.1 (code de l’éducation), des indemnités et avantages accordés aux maîtres exerçant les fonctions de directeur. Or, ce n’est pas la loi, mais la réglementation qui découle de celle-ci qui fixe les conditions de service des maîtres contractuels ou agréés eu égard aux dispositions applicables aux personnels de l’enseignement public

            Avec l’équipe du SNEC-CFTC, rejoignez la commission chefs d’établissements du premier degré et surtout n’hésitez pas à faire remonter vos besoins tant en outils qu’en informations : nous sommes en contact permanent avec le ministère, avec le CNEC, le SGEC et toutes les parties prenantes de notre système éducatif. Le travail nous attend, le chemin sera plus facile avec l’aide de notre unité constructive.


Régis Vincent

 

 

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