| De nouveau le paysage politique
et syndical paraît se préparer à une nouvelle saison. Ces derniers temps,
les travaux n'ont pas manqué au bureau national et il a fallu faire front de
tous bords, analyser les textes et les mettre en concordance. Toutes les
branches de l'enseignement privé catholique sont concernées: enseignement
supérieur, second degré, premier degré, enseignement agricole, salariés des
OGEC, formation initiale et continue.
L'éclairage de chaque secteur a été
primordial dans les décisions prises de donner mandats à nos plus hautes
instances de signer et de s'engager dans les négociations que ce soit avec
l'Etat ou avec le SGEC.
Voici les dernières
nouvelles:
-
L'accord sur l'emploi pour le premier degré a été signé par les
organisations syndicales suivantes:
CFDT FO SNCEEL SNEC-CFTC SPELC SYNADEC
Ainsi, l'avenant numéro 1 de la convention collective n'est plus
applicable et aucune dérogation ne sera accordée. Le nouvel accord est
mis en place pour le mouvement de l'emploi qui permettra le rentrée
2005/2006. Une mise en place de la nouvelle commission de l'emploi se fera
très rapidement maintenant, selon le nouveau texte. Il appartient au
directeur diocésain de provoquer cette mise en place (rien n'interdit de le
relancer dans le respect du texte). Si vous souhaitez obtenir le texte
intégral de cet accord, demandez le à l'adresse qui figure dans cette page.
- Le relevé de conclusions sur le volet
social concernant les enseignants sous contrat a lui aussi été signé au
ministère par les organisations syndicales.
- La loi 1757 présentée par Monsieur Sanci
sera débattue à l'Assemblée Nationale le 8 décembre 2004 à 9 h 30. Cette
"proposition de loi visant à améliorer les retraites des maîtres de
l'enseignement privé sous contrat" cache en fait le statut de l'enseignant
sous "contrat d'association".
Le SNEC CFTC reste très réservé sur beaucoup de points concernant "
l'alinéa 1de l'article 1 qui concerne lui même le deuxième alinéa de
l'article L 442-5du code de l'éducation " (vous avez compris le sourire qui
accompagne la tirade... ) :
" Ils ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ilssont employés
et rémunérés par l'Etat, liés par un contrat de travail à l'établissement au
sein duquel ils sont nommés".
La formulation négative d'un texte de loi est très restrictive. C'est
un verrou inviolable. Qui restera donc lié avec son employeur privé? les
salariés des OGEC et à ce titre le chef d'établissement que nous sommes.
Mais des amendements à cette loi seront sans doute présentés le 8 décembre.
Nous communiquerons sur ce sujet immédiatement ...
- Le lendemain, jeudi 9 décembre, nous
serons présents à la commission paritaire nationale des chefs
d'établissements du premier degré. A l'ordre du jour:
Suite de la réflexion entamée lors de la CPN du 10 septembre sur la
vision globale de la carrière du chef d'établissement et son intégration
dans la gestion des ressources humaines.
Cet ordre du jour reste dans la ligne de la charte sur la formation. Nous
sommes intéressés par ce travail de fond qui nous conduit à repenser la
carrière du CE1D.
- Enfin, nous avons besoin de toutes vos
remontées sur la profession pour entrer dans une dynamique qui nous conduira
dans les prochaines semaines à intervenir officiellement. Pourriez-vous nous
faire remonter par mail les principaux soucis que vous rencontrez
dans votre diocèse dans tout ce qui concerne les relations
institutionnelles? L'avis de chaque chef
d'établissement est primordial: il nous faut opérer une jonction entre
toutes les informations, aussi minimes vous paraissent-elles. Rien n'est
anodin en ce moment.
Adresse à laquelle je vous demande de retourner vos réponses:
stcharles@netinfo.fr
Au sein du SNEC, nous avons notre place à part entière. La richesse de nos
échanges permet à tous d'évoluer dans une vision globale de l'enseignement
catholique. Plus que jamais nous devons faire preuve d'unité autour des
valeurs fondamentales de la CFTC: le respect de la personne et des valeurs
familiales. Dans l'unité autour de notre président national et de notre
secrétaire général nous allons démontrer que l'enseignement catholique est
vrai dans sa parole. Les chefs d'établissements ne sont pas des chefs
d'entreprise déguisés en chefs de service à la solde d'un recteur ou d'un
président d'OGEC. Définissons notre demain avec l'aide de ceux qui relèvent
le défi : "Un syndicalisme à réinventer".
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