Qui défend les Chefs d’Etablissement du 1er degré ?

 Un tract signé du SNCEEL et du SYNADEC circule mettant en cause l’action en cours depuis 3 ans décidée par les directeurs d’école du SNEC-CFTC.

Faut-il rappeler que les chefs d’établissement attendent depuis longtemps une simple mesure de justice qui vise à leur accorder les mêmes bonifications indiciaires et indemnités versées à leurs homologues du Public ?

Que le SNCEEL et le SYNADEC trouvent inopportune, déloyale et suicidaire une action qui a pour but d’établir l’équité envers une catégorie de personnels de l’enseignement privé est pour le moins surprenant !

Surprenant d’affirmer que demander à l’Etat une mesure de justice n’est pas « lucide et judicieux » au moment où, paraît-il, il y aurait une avancée sur la situation juridique des maîtres…qui ne changera rien à la situation des chefs d’établissement !

Surprenant d’affirmer qu’il est « déloyal d’aborder la question délicate des bonifications indiciaires » qui pourrait indisposer « nos interlocuteurs au sein du gouvernement » !!!

Le SNEC-CFTC agit en toute indépendance des pouvoirs politiques et institutionnels dans l’intérêt de ses mandants.

Surprenant d’affirmer qu’il est « suicidaire » de ne pas donner le chiffrage précis des effectifs de l’enseignement catholique !

Voici des années que ce type de grève administrative existe sans que cela porte préjudice à l’affectation des moyens.

Faut-il rappeler que cette grève a été reconduite ces 3 dernières années sans que les Directeurs Diocésains, le SNCEEL et le SYNADEC s’en émeuvent ?

Faut-il rappeler que le SNEC-CFTC a déposé un recours au Conseil d’Etat en novembre 2003 en faveur des chefs d’établissement du 1er degré et qu’il entend bien mettre fin à une discrimination persistante ?

Quelle mouche a donc piqué nos amis du SNCEEL et du SYNADEC ?

Le respect du pluralisme syndical est fondamental dans une démocratie comme la nôtre. Nos collègues chefs d’établissement du 1er degré apprécieront certainement la réaction de nos collègues qui, n’en doutons pas, portent au sein de leur « action » leurs préoccupations, momentanément différées bien sûr !

                                                                                                            Arthur POTEL

                                                                                                    Vice-Président du SNEC-CFTC

 

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